mardi 1 septembre 2009

lundi 6 juillet 2009

Sarkozy, un sous-doué à l'Elysée?

Mais pourquoi tant de haine envers le corps enseignant en général et les chercheurs en particulier ?
Tout simplement parce que Notre Majesté souffre du complexe du cancre parvenu.
Président médiocre, il fut par le passé élève médiocre, bachelier médiocre et étudiant médiocre.
Mais aucune trace de cette médiocrité dans son curriculum vitae. Et pour cause, il l'a customisé.
Officiellement Notre Souverain Eclairé serait titulaire d'une maîtrise de droit privé, d'un certificat d'aptitude à la profession d'avocat, d'un DEA de sciences politiques obtenu avec mention et aurait fait des études à l'Institut d'Etudes politiques de Paris. Waouh !

Mais alors pourquoi est-il aussi nul ? Tout simplement par que la plupart de ces titres universitaires sont faux.
Une enquête menée par Alain Garrigou, professeur de sciences politiques à Nanterre le prouve
http://www.fondation-copernic.org/spip.php?article219

En parcourant l'annuaire des anciens élèves de Sciences Po, il a pu constater que Sarkozy de Nagy Bosca n'y figure pas, ce qui signifie qu'il n'a pas mené ses études à leur terme et ne peut donc se parer du titre d'ancien élève réservé aux seuls diplômés.
Et son DEA ? Pourquoi n'en trouve-t-on aucune trace dans les archives de Paris X Nanterre ? Tout simplement parce que si le candidat Sarkozy apparaît bien dans le procès verbal de la première session, il est ajourné pour ne pas s'être présenté à l'épreuve écrite terminale et n'avoir pas rendu son mémoire. (voir pièce jointe)
Et son certificat d'aptitude à la profession d'avocat ? Obtenu sur le fil avec la note médiocre de 20 /40
(7/20 à la première épreuve et 13/20 à la seconde)
Mais rappelons aussi, pour compléter le tableau, les notes obtenues au bac par le candidat 18917 en 1973 (Jury 80, lycée Molière) :
7/20 à l'épreuve écrite de français et 12 à l'oral (voilà pourquoi il s'exprime toujours dans un français approximatif), 9/20 en philo, 8/20 en maths (il a néanmoins su s'augmenter de 200 % !), 10/20 en anglais ("magnifical" s'exclama-t-il un jour en présence de la reine d'Angleterre) et 11/20 en économie (on n'est pas sorti de la crise !). Avec 142 points sur 300, le médiocre petit candidat fut recalé et fut obligé
de se présenter au repêchage.

Ne nous étonnons donc plus des propos méprisants qui sortent donc de la bouche de ce vilain petit personnage médiocre et rancunier qui a tant souffert de ne jamais avoir été reconnu à sa juste valeur par ses professeurs.

Publié par LES PROFS DU COLLEGE DE VONNAS (AIN) et copié par le hussard
Publié dans : humeur - Communauté : défendre l'école pour tous

CA n'étonnera personne

mardi 30 juin 2009

rassemblement EVS

Demain rassemblement devant l'agence du pôle emploi 1 bd voltaire à Dijon (près de la place du 30 octobre)
entre 12 h et 12 h30 nous distribuerons des tracts

AVS ! 6 ans après.... un beau gâchis

6 ans après le démarrage du dispositif des AVS, les plus anciens dans ce dispositif vont partir sans possibilité de renouveler leur contrat

Quel gâchis !!!

Gâchis humain : ces personnes investies dans leurs missions ont rendu les services aux enfants handicapées en s’investissement personnellement.
S’investir personnellement étaient leur seule solution pour répondre à l’attente des familles et des enfants qu’elles accompagnaient car l’Etat de son côté ne leur en a jamais donné réellement les moyens : pas ou très peu de formation, temps partiel imposé pour beaucoup, ... promesses de VAE (Valorisation des Acquis par l’Expérience) non tenues dans certaines académies....

Gâchis pour les personnes handicapées : En refusant de renouveler le contrat de ces AVS sur le départ qui ont acquis en 6 ans des compétences , l’Etat devra les remplacer par des nouvelles personnes qui n’ont pas d’expérience pour des fonctions lourdes de conséquence dans la prise en charge des enfants handicapés.

Dès la création du dispositif des AVS, l’Etat a choisi de ne pas pérenniser ni professionnaliser ces métiers pour conduire une réforme à moindre coût. Ces dispositifs - dans la continuité des emplois précaires : emplois CEC, CES, emploi-jeunes et divers contrats aidés -ne relèvent que du traitement du chômage et non pas de la fonction affichée : aide à l’intégration des enfants handicapés.

L’UNAPEDA a dès 2004 défini les grandes lignes d’un métier d’accompagnement des enfants sourds et malentendants qui nécessitent notamment une connaissance des modes de communication en LSF ou LPC (Voir notre article : La fonction d’AVS)

L’UNAPEDA s’associe à l’UNAISSE pour dénoncer le gâchis que représente le non renouvellement des contrats arrivant au bout des 6 ans.

L’UNAPEDA demande :
- que le métier d’accompagnement pour les enfants sourds et malentendants soit considéré comme un vrai métier
- que les moyens consacrés aux SSEFIS (services qui ont fait preuve de la qualité de leur accompagnement) soient renforcés

Vous pouvez lire la lettre de l’UNAISSE aux députés et sénateurs

http://www.unapeda.asso.fr/article.php3?id_article=853

lundi 29 juin 2009

ARTICLE MEDIAPART "Conseil de discipline pour les enseignants désobéisseurs"

Alors que les vacances scolaires approchent, l’éducation nationale solde ses comptes avec ses «désobéisseurs». Au moment même de l’annonce du départ de Xavier Darcos du ministère de l’éducation, deux d’entre eux ont reçu une convocation devant une commission disciplinaire, les 7 et 9 juillet, et un troisième s’est vu interdire l’accès aux médias «pour tout sujet ayant rapport avec [ses] fonctions».



Ils sont presque 3.000 enseignants en France à refuser ouvertement d’appliquer certaines réformes de l’école primaire. Mais, selon l’attitude de leurs inspecteurs, seuls 70 à 80 d’entre eux ont été sanctionnés par des retenues de salaire allant, selon les cas, de dix à trente-six jours. Et parmi eux, les plus médiatisés comme Alain Refalo, auteur en novembre 2008 d’une des premières lettres de désobéissance, sont aussi les plus durement frappés.



Outre la retenue de quatorze jours de salaire et un refus de promotion, cet enseignant de l'école Jules-Ferry de Colomiers, près de Toulouse, est convoqué le 9 juillet dans son académie de Haute-Garonne devant une commission de discipline, composée pour moitié de représentants des syndicats et pour l'autre de ceux de l'administration. Il lui est reproché un refus d'obéir, un manque au devoir de réserve, une invitation à la désobéissance et une attaque publique contre un fonctionnaire de la République. Christian Navarro, de la FSU de Haute-Garonne, y voit la main du ministère lui-même. «Nous sommes à peu près sûrs que le dossier à charge a été concocté par les services juridiques du ministère, avance-t-il. La lecture des charges est assez terrifiante et donne l’impression que l’inspection académique s’est transformée en tribunal militaire mais au final le dossier ne contient pas grand-chose puisque Alain Refalo a fait toutes ses heures de service.» Refusant d’appliquer les deux heures d’aide individualisée, vues comme un «prétexte à la suppression de milliers de poste du RASED [Réseau d'aide spécialisée aux enfants en difficulté]», Alain Refalo anime en effet à la place un atelier de théâtre avec ses élèves de CM1.

samedi 27 juin 2009

L'intersyndicale demande la prolongation des contrats des 30 000 EVS

L'intersyndicale demande la prolongation des contrats des 30 000 EVS
"Il reste 13 jours avant que 30 000 EVS… soient renvoyés au Pôle emploi" écrivent les dirigeants du Snuipp, Se-Unsa, Sgen, CGT Education et de l'Uncevs. Les EVS effectuent des tâches d'accompagnement des élèves handicapés ou de soutien administratif auprès des directeurs d'école primaire.

"Arrivés au terme de leurs contrats, le gouvernement fait fi des expériences qu’ils ont acquises au sein des équipes et auprès des élèves en situation de handicap ; Il organise un turn-over général, s’abstenant ainsi d’offrir des solutions et des perspectives aux 30 000 personnes concernées. Dans le contexte de crise économique et sociale actuelle, la fin du contrat signifie, pour eux, un retour à la case départ, au pôle Emploi, à une plus grande précarité" notent les syndicats. " Nous exigeons une prolongation de leur contrat au delà de juin 2009. Nous exigeons que l’Etat, le ministère du Travail et le ministère de l’Education Nationale respectent leurs engagements en terme d’accompagnement et de formation et donnent à leurs représentants les moyens de les mettre en œuvre".
Lettre intersyndicale
Communiqué Se-Unsa
L'Etat se désintéresse des EVS
Pétitiion : http://jesigne.fr/nonaprecaritedansleducationnationale (6.700 signatures à ce jour)

COMMUNIQUE DE PRESSE COORDINATION NATIONALE ECOLE EN DANGER SUR LA REPRESSION

Conscient de l’importance de la mobilisation des salariés de l’éducation et des parents contre les réformes DARCOS et PECRESSE et inquiet de cette forme de résistance inédite, le gouvernement espère briser la contestation par la répression, multipliant sanctions financières et administratives, pressions et intimidations…

La coordination nationale Ecole en Danger dénonce notamment les procédures disciplinaires qui visent les enseignants désobéisseurs et appelle tous les collectifs mobilisés et, plus largement, tous ceux qui sont conscients de la gravité des attaques portées contre l’école et ceux qui osent la défendre, à soutenir les enseignants sanctionnés et particulièrement :



- Erwan REDON, professeur des écoles à Marseille (13), syndicaliste et militant, qui a exprimé dans une tribune sur Rue 89 les raisons pour lesquelles il est réfractaire aux mesures en cours. Après avoir subi un retrait de salaire de trente-deux jours et un refus d’organisation de classe verte, il est convoqué à Marseille le 7 juillet à 9h devant la commission paritaire siégeant en formation disciplinaire pour « insuffisance professionnelle » et risque le licenciement. La CNEED appelle à signer et faire signer la pétition de soutien et à venir nombreux de chaque département à Marseille le 7 juillet.

Voir le blog du comité de soutien à Erwan : http://www.soutienerwanredon.org



- Alain REFALO, instituteur à Colomiers (31), qui a initié le mouvement de résistance pédagogique par la publication de la lettre à son inspecteur : « En conscience, je refuse d’obéir ». Après avoir subi un retrait de quatorze jours de salaire et un refus de promotion au grand choix pour avoir mis en place un atelier théâtre sur le temps de l’aide personnalisé, il est convoqué à Toulouse le jeudi 9 juillet à 15h devant la commission paritaire siégeant en formation disciplinaire pour « refus d'obéissance, manquement au devoir de réserve, incitation à la désobéissance collective et attaque publique contre un fonctionnaire de l'Education Nationale ». (Les modalités de soutien seront communiquées dès que possible. Voir le blog de résistance pédagogique pour l’avenir de l’école : http://resistancepedagogique.blog4ever.com).



La coordination nationale Ecole en danger invite à mener des actions de solidarité et à dénoncer ces mesures de répression qui ne pourront venir à bout de cette résistance collective pour un service public d’éducation de qualité pour tous.



Porte-parole de la coordination nationale Ecole en Danger :

- Isabelle CAMPANELLA (Lyon) isabelle.campanella@free.fr 04 72 00 84 66

- Bruno EZ-ZAFIR (Villefranche) b.ez-zafir@laposte.net 06 10 59 62 88

- Maïlys LE DEUN (Toulouse) ldmailys@free.fr 06 83 58 11 46

- Hassénia SIRAT (Dijon) sirat.hassenia@hotmail.fr 06 61 41 20 52

mardi 9 juin 2009

Un exemple de lutte parmi d'autres, celui d'un professeur d'école désobéisseur qui va payer de sa personne pour avoir défendu l'Ecole Publique... >

Pour en savoir plus :
http://soutienerwanredon.org/

Erwan Redon, professeur des écoles à l’école des Convalescents (Marseille 1er) fait partie des enseignants désobéisseurs. Ceux-ci ont depuis plusieurs mois déjà, entamé un mouvement de résistance contre la casse organisée du service public d'éducation. Ils refusent de participer à la mise en œuvre des nouveaux programmes inspirés par la vision d'une école rétrograde et utilitariste.

Ils accompagnent leur acte d’une réflexion pédagogique, de dialogues avec les parents d’élèves et de nombreuses propositions pour une école meilleure, tout en assurant la totalité de leur service.
Alors que le mouvement des désobéisseurs s’amplifie nationalement, la répression qui s’ensuit est à géométrie variable selon les académies.
Dans les Bouches du Rhône, la hiérarchie tente depuis des mois de stopper ce mouvement par l’intermédiaire de pressions diverses sur les enseignants (lettres, contrôles de la part des inspecteurs) mais aussi de sanctions .
Certains enseignants se sont ainsi vus bloqués dans leur « avancement », d’autres délester de plusieurs dizaines de jours de salaire sur leur bulletin de paye. C’est le cas d’Erwan Redon qui s’est vu ponctionner de 32 jours de salaire, comme sa collègue d’école également désobéisseuse.
En réponse à cette tentative de briser une action collective, réfléchie et légitime, une caisse de solidarité a été mise en place. Elle a permis de compenser tous les retraits de salaire.

L’inspection Académique a décidé de monter d’un cran dans la répression. Erwan Redon est convoqué le 7 juillet à une commission disciplinaire : il risque le licenciement.

Nous sommes des milliers à condamner la politique gouvernementale et ses nombreuses déclinaisons : hiérarchie omnipotente, programmes scolaires rétrogrades, fichage généralisé des élèves, « politique migratoire » qui enferme puis expulse des familles dont les enfants devraient être dans nos classes.

Nous demandons donc:
- l’arrêt immédiat de la procédure engagée contre Erwan Redon
- La levée des sanctions contre tous les désobéisseurs

ma commune va financer l'école catho de la commune voisine

Et ben voilà, nous finançons les écoles privées, même quand elles ne sont pas dans notre commune

Et on doit encore laisser faire ?

5 Juin 2009
Financement des écoles privées: vers une abrogation de l'article 89 de la loi de 2004

La commission des affaires sociales de l’Assemblée a adopté mercredi dernier une proposition de loi sénatoriale, de jean-Claude Carlé, sénateur UMP de Haute-Savoie, pour tenter de résoudre le problème récurrent du financement des écoles privées accueillant des élèves habitant dans une autre commune que celle de leur école.
Le texte, déjà adopté au Sénat, et qui devrait être examiné par les députés à partir de mardi 9 juin, a été voté dans des termes identiques en commission de l’Assemblée (UMP pour, abstention du PS, GDR contre), laissant prévoir un vote définitif lors de son examen en séance le 15 juin.
Selon cette proposition, une commune où résident des enfants scolarisés dans des écoles privées hors de son territoire devra contribuer au financement de ces écoles dans quatre cas précis:
-1- pas de capacité d’accueil dans la commune;
-2- obligations professionnelles des parents dès lors que lorsque la commune de résidence n'a pas organisé de service de cantine et de garderie.
-3- raisons médicales;
-4- frère ou sœur déjà scolarisés dans une autre commune.
Le financement étant, dans ces cas, «obligatoire», en cas de litige, le préfet devra statuer sur l’application locale de la loi dans un délai de trois mois.
Le ministre a rappelé que la mise en œuvre de l'article, 89 a «rencontré des difficultés» qui ont abouti à l'accord du 16 mai 2006 entre le secrétariat général de l'Enseignement catholique, l'AMF et le ministère de l'Intérieur, repris dans la circulaire n° 07-142 du 27 août 2007. Il estime que la proposition de loi reprenant les termes de cet accord est équilibré

Accéder au dossier législatif, lien ci-dessous.
Liens complémentaires :
http://www.assemblee-nationale.fr/13/rapports/r1705-a0.asp

Vendredi 5 juin 2009 : Darcos débarque à Besançon

Vendredi 5 juin 2009 : Darcos débarque à Besançon


Sources diverses, le 6 juin 2009

Doubs - Besançon
L’affaire est relatée par le site Internet « Ma commune.info ». Une nouvelle fois un vigile zélé, a menacé un journaliste dans l’exercice de ses fonctions. Malheureusement, force et de constater que ce genre d’incidents est devenu monnaie courante.
Correspondant pour plusieurs journaux à Besançon, le journaliste s’est vu refuser l’accès au cycloparc où se trouvait le Ministre de l’Education Nationale. Profitant, de l’éloignement du vigile, le reporter finit par rentrer dans la manifestation mais ce denier est très vite repéré par le vigile, qui le menace : ‘Tu t’en vas sinon je t’en colle une », s’est il empressé de lui dire.
La rédaction du site internet bisontin précise que le Rectorat devait envoyer des excuses écrites dans la soirée au journaliste.
Il n’empêche que ce nouvel incident pose une nouvelle fois le problème de la difficulté pour les médias de travailler en toute liberté et sans se faire agresser lorsqu’un membre du gouvernement se déplace dans la région.
Ce matin d’ailleurs, l’Est Républicain soulignait à juste titre que « sous l’ère Sarkozy, le moindre déplacement ministériel donne droit à un déploiement surréaliste des forces de l’ordre ». Effectivement, une quarantaine de manifestants ont été tenus à l’écart du Ministre Darcos par 140 policiers. Par ailleurs, un jeune lycéen qui voulait tout simplement rejoindre son domicile s’est fait arbitrairement fouiller son cartable. Ce genre d’opération devient intolérable et absurde. Rappelons que ce tout sécuritaire avait déjà exaspéré les habitants d’Ornans, lors de la visite de Nicolas Sarkozy. Certains ornanais avaient dû prouver leur identité pour rentrer chez eux.
Ce genre d'attitude ne risque pas d'apaiser les relations parfois tendues entre la presse et les forces de l'ordre.

Source : http://www.pleinair.net/detail_48_30592-Besancon-Visite-Xavier-Darcos-Un-journaliste-pris-a-partie-par-un-vigile.html

http://www.pleinair.net/detail_48_30574-Besancon-De-nombreux-cars-de-CRS-pour-tenir-a-l-ecart-les-manifestants.html

mercredi 27 mai 2009

sauvons l'école maternelle

Le collectif Sauvons l'Ecole Pour Tous de la vallée de la Bruche (67) lance une pétition contre toute expérimentation des jardins d'éveil dans notre département. En plus de la version papier voici un lien vers sa version électronique.

http://www.mesopinions.com/-Petition-pour-le-boycott-des-jardins-d-eveil--petition-petitions-ee8c43a09b500005c47764ad61557de5.html

jeudi 14 mai 2009

« Vous avez aimé les évaluations de CM2 ? Vous allez adorer celles de CE1 ! »

Voilà ce qu’aurait pu dire le Ministre de l’Education Nationale qui confond une fois encore la détermination dont il se prévaut avec un entêtement bien regrettable. Car aucune leçon n’a été tirée du détestable épisode de janvier dernier qui aura vu, fait historique, l’administration demander aux enseignants de mettre eux-mêmes leurs élèves en échec !

Certes, la communication des résultats en mars 2009, à partir d’éléments très lacunaires (bilans incomplets et au moins 22 % de non remontée) n’a pas participé pour une fois au discours catastrophiste auquel on nous avait habitués. Mais les risques liés à ces nouvelles évaluations demeurent entiers.

D’abord par la difficulté de certains items (dans la logique des nouveaux programmes). Ensuite par le système d’évaluation révélateur de la pensée actuelle : binaire (1 ou 0, bon ou faux) !

Enfin, par la menace persistante d’une publication qu’aucun pouvoir politique ou judiciaire ne pourra empêcher. D’ailleurs, on a déjà pu voir sur internet des classements par académie dignes d’un championnat !

Par ailleurs ces évaluations vont suivre les élèves, car elles font partie du nouveau livret national unique et obligatoire qui va en plus être informatisé. Elles seront même l’essentiel de ce document, puisqu’elles vont servir de base pour l’inscription dans ce même livret des « compétences » du « socle commun » censées être acquises par les élèves. Ces évaluations vont donc (comme celles de CM2) entraîner une concurrence entre élèves, entre enseignants et, rapidement, entre écoles. Si tel devait être le cas, ce serait la fin de l’école publique que nous connaissons et défendons.

Devant tant d’incompréhension, mais aussi en raison des risques encourus par ceux qui ont affronté l’administration dans cette affaire des évaluations (jusqu’à 4 jours de retrait de salaire pour des enseignants qui ont pourtant fait classe la semaine de passation), nous appelons plus que jamais les collègues concernés, soutenus par les Conseils de Maîtres, voire les Conseils d’Ecole où siègent les Parents d’Elèves (qui peuvent inciter à ne pas mettre les élèves de CE1 une matinée dans la période d’évaluation), à ne rien faire remonter des résultats partiels ou globaux qui pourraient être récupérés.

Et comme le dit lui-même Xavier Darcos (Ouest-France, le 6 mai 2009) : « Je serais un prof du premier degré, je serais sans doute parmi les mecs qui gueulent ». Comme on le comprend !
Sylvain Grandserre, porte-parole Appel des cent maîtres

Livret élève et livret enseignant, constat de l'Appel des cent maîtres sur le site du collectif
http://collectif.ecoles.free.fr/articles.php?lng=fr&pg=115

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Collectif Parents Enseignants Ecoles Ouest Lyonnais
http://collectif.ecoles.free.fr
http://ecole69w.fr

dimanche 10 mai 2009

Article Ouest France Xavier Darcos : diviser pour mieux régner ?

Xavier Darcos aux côtés des désobéissants
08 Mai 2009 Par Sebastien Rome

Vrai info "off" de Ouest France ou boutade du 1er avril le 6 mai ? Brocardant le mouvement du supérieur, Xavier Darcos aurait pris la défense des enseignants du 1er degré. Vrai ou pas, c'est au moins une bonne occasion de rire, lisez plutôt.

.mercredi 06 mai 2009

Xavier Darcos furieux contre certains universitaires

"Des fous qui cherchent des alliés". C'est ainsi que Xavier Darcos qualifient certains universitaires en grève depuis des semaines pour des revendications "auxquelles je ne comprends rien", ajoute le ministre. "Je ne sais même pas ce qu'ils veulent. Ces gens-là creusent leur tombe. A la Sorbonne, les inscriptions sont en chute de 20%. On leur offre l'autonomie; on les couvre de milliards... Pour une minorité, c'est une vraie névrose autodestructrice. Je serais prof du premier degré, je serais sans doute parmi les mecs qui gueulent. Mais, dans le supérieur, plus je plonge dans le dossier, moins j'arrive à comprendre."

RAPPEL DES MOTIFS DE LA LUTTE

LES "REFORMES" DE LA MATERNELLE AUX LYCEES



. 1968 : réforme E. FAURE : essai de répondre à la massification de l’école par une certaine démocratisation (nouvelles séries adaptées aux nouveaux publics scolaires…)

. 1975 : réforme HABY collège unique

Ø ascension sociale par l’école

. années 2000 : poursuite massification mais ascension social bloqué ; plus de volonté politique de démocratiser l’accès au savoir

Ø objectifs à la baisse (socle commun) donc possibilité de se contenter d’à peu près…

Ø Pourquoi mettre en place des réformes de la maternelle aux lycées ?

En octobre 2008, Xavier DARCOS a déclaré : « La plupart des mesures que je prends servent surtout d’habillage aux suppressions de postes ». (12 000 000 élèves/ 870 000 enseignants = 1prof pour 13 élèves !) pour supprimer 13500 postes spécialisés : (primaire, collège, lycée) :

- remplacement de la classe des tout-petits par les jardins d’éveil payants
- suppression des postes spécialisés :

o suppression des RASED ;

o suppression des COP-PSY ;

o suppression ou diminution des décharges des professeurs relais théâtre, cinéma, danse…

o fermeture des établissements spécialisés (ex/ EREA Villeurbanne)

- réforme des lycées :

o diminution horaire des 2nde ;

o suppression du BEP ;

o bac pro en 3 ans (au lieu de 4 ans);

o bivalence des enseignants ;

o éviter le redoublement en 2nde.

- remise en cause de la formation initiale et continue des enseignants :

o suppression des IUFM et mastérisation ;

o suppression des stages ;

Ø glissement de la spécialisation à la polyvalence dans le cadre de la déqualification générale

Ø Comment faire passer ces réformes ?

* En s’assurant l’obéissance des élèves et des fonctionnaires :

Même si la soumission a toujours été inhérente au statut de fonctionnaire, elle s’accompagnait jusqu’ici d’une marge d’autonomie. C’est cette marge de manœuvre qui est attaquée par le volet répressif des réformes :
- remise en cause du droit syndical et du droit de grève :

o interdiction des heures d’information syndicale sur le temps de travail ;

o obligation de se déclarer gréviste 48 heures à l’avance ;

o mise en place du Service Minimum d’Accueil ;

- renforcement des rapports hiérarchiques : de la surveillance et de la répression :

o renforcement des pouvoirs des chefs d’établissements ;

o modification des bonifications/ avancement et mutations à discrétion des chefs d’établissement et IPR ;

o renforcement des rapports hiérarchiques (création des EPEP) ;

- renforcement de la surveillance et de la répression :

o fichage systématique des élèves (BASE ELEVES, SCONET…)

o appel d’offre : veille sur internet ;

o sanctions administratives, financières/ désobéisseurs (retrait de 32 jours de salaires dans les BDR) ;

o poursuites judiciaires contre les lycéens et étudiants mobilisés ;

o banalisation des interventions policières dans les établissements scolaires.

* En induisant des stratégies individuelles au détriment des démarches et luttes collectives :

- mise en concurrence des élèves, des disciplines, des enseignants, des établissements :

o suppression de la carte scolaire (présentée comme la liberté de choisir son établissement) ;

o évaluations nationales publiables ;

o choix des disciplines à la carte ;

o pressions des chefs d’établissements

- précarisation de certains emplois :

o création de l’ANR Agence Nationale de Remplacement ;

o recours aux vacataires (200 heures maximum !) à la place des TZR ;

- en divisant les équipes :

o multiplication des services partagés ;

o propositions d’heures supplémentaires (remplacements à l’interne dans le 2nd degré) ;

o primes de 400 euros pour les évaluations CE1 et CM2 ;


Le secteur éducation ne peut pas régler tous les problèmes d’une société qui fonctionne sur des rapports hiérarchiques, des inégalités et des exigences de rentabilité : il y a urgence à inscrire une convergence dans les services publics car ce sont les secteurs de la reproduction du système d’ensemble.

Opposer à cela une logique collective d’insubordination (cf désobéisseurs)

Maintenir une dimension collective : importance des collectifs parents / enseignants ≠logiques corporatistes.

vendredi 8 mai 2009

carte en France et liste des collectifs "école en danger"

http://fr.nomao.com/ecoleendanger/1374399

Comment l’Angleterre a perdu sa maternelle

Un témoignage intéressant sur l’école maternelle en Angleterre. Où l’on voit comment l’Etat anglais a démantelé sa petite école:

1/ Suppression de la carte scolaire

2/ Evaluations des écoles et transmission de ces résultats à la presse

3/ Mise en place d’un système d’école payante.

Ca ne vous rappelle rien ??

L’Angleterre a connu bien avant nous la politique ultra-libérale et l’on peut mesurer maintenant les dégâts causés. A ce titre le témoignage d’une maman anglaise transmis par le collectif du Minervois est très révélateur et illustre parfaitement les analyses que nous faisons des réformes en cours. Source: http://cgt-universite-de-provence.over-blog.fr

Témoignage d’une maman anglaise sur l’école maternelle (les prénoms ont été modifiés)

J’ai eu envie de partager mon expérience avec les parents car au cours d’une réunion, des parents ont parlé des réformes de l’éducation nationale en France et des craintes pour la maternelle. Les mêmes réformes ont déjà eu lieu en Angleterre il y a quelques années.

À l’époque où ma fille allait en maternelle, c’était comme en France. L’école était Publique, Laïque et surtout gratuite. Mary pouvait aller à l’école tous les jours. Elle avait beaucoup d’amis qui habitaient dans le quartier, tous les parents étaient voisins et se parlaient. C’était très convivial.
Lorsque mon fils Julian a eu l’âge d’aller en maternelle, à 3 ans, ce n’était plus possible pour lui d’aller à l’école publique parce-que beaucoup d’écoles avaient fermé. La seule école publique qui restait n’avait pas de place, il reste peu d’école maternelles publiques en Angleterre. Il y avait beaucoup d’écoles privées, toutes payantes.

Au début, avec la suppression de la carte scolaire, on pensait avoir le choix, le gouvernement édite un classement des établissements scolaires et en plus, les résultats des évaluations nationales sont publiés dans les journaux. Quand on choisit une école privée, on regarde les locaux, l’environnement, les équipements, la motivation des équipes … Toutes ces écoles fonctionnent comme des entreprises.

En fait, on a pas vraiment le choix, le prix est le critère le plus souvent regardé par les familles, j’ai choisi l’école la moins chère et la plus proche de chez moi. Mon fils n’allait pas à l’école avec ses voisins, chacun avait choisi une école différente, parfois les gens font de longs trajets pour aller à l’école de leur choix. Je n’ai jamais rencontré les parents de l’école de mon fils.

Il y a 4 ans, pour une journée à l’école, il fallait payer 25 € par jour (cantine comprise). Ce n’était pas une école chère mais il n’y allait que 2 matinées par semaine.

Aujourd’hui, un site du gouvernement (www.directgov.co.uk) annonce que ça coûte au minimum 1000 € par mois. Le prix a augmenté de 7% cette année. Il faut environ 15 000 € par an pour un plein temps dans une école maternelle.

Le gouvernement dit que c’est un bon prix : moins de 5 € de l’heure, ça leur semble correct.
Il existe des aides pour certaines familles, 12,5 heures par semaine pour 38 semaines, mais c’est trop difficile de les obtenir, les dossiers sont difficiles à remplir, les papiers sont longs et compliqués à faire. Les démarches sont impossibles.

mardi 5 mai 2009

Quand le prêtre formera l'instituteur, par Caroline Fourest

LE MONDE | 30.04.09 | 12h54 • Mis à jour le 30.04.09 | 12h54


On assiste à un assaut sans précédent pour tenter d'affaiblir
l'enseignement républicain et laïque au profit de l'enseignement
privé et confessionnel. En principe, la République "ne reconnaît, ne
salarie, ni ne subventionne aucun culte". En coulisse, tout est fait pour
torpiller l'esprit de cette loi dès qu'il s'agit d'éducation nationale.

Dans la plus grande discrétion, tout un pan du discours prononcé par Nicolas
Sarkozy à Saint-Jean-de-Latran vient d'entrer en vigueur. On se souvient de
cette phrase dans laquelle le président plaçait le prêtre au-dessus de
l'instituteur"dans la transmission des valeurs". Depuis, il a
tenté de minimiser. Ces mots traduisent pourtant une vision de la transmission
et de l'enseignement que son gouvernement applique à la lettre.

Dans une autre partie de son discours, moins célèbre, le président
regrettait que la République ne reconnaisse pas la "valeur des diplômes
délivrés par les établissements d'enseignement supérieur
catholique". On pensait à la reconnaissance de diplôme de théologie...
Ils n'ont pas à être validés par la République puisqu'elle ne
"reconnaît aucun culte". Mais le président s'obstine. Notamment
avec l'arrière-pensée de pouvoir estampiller la formation des imams
rêvée par le ministère de l'intérieur mais dispensée par la Catho. Un
bricolage qui ne fait que renforcer l'impression d'une gestion
postcoloniale de l'islam, donc la propagande islamiste. Tout en tuant à
coup sûr l'esprit de 1905.

L'affaire est plus grave qu'il n'y paraît. Les décrets de cet
accord - signé en catimini entre la France et le Vatican le 18 décembre 2008 -
viennent de tomber. Ils prévoient la "reconnaissance mutuelle des
diplômes de l'enseignement supérieur délivré sous l'autorité
compétente de l'une des parties". Or cette "reconnaissance"
ne vaut pas seulement pour les matières théologiques mais aussi profanes.
Autrement dit, le baccalauréat ou d'éventuels masters.

L'accord feint d'appliquer une directive européenne (le processus de
Bologne), pensée pour reconnaître les diplômes étrangers, mais il change de
nature à partir du moment où il est signé avec le Vatican, pour
"reconnaître" des diplômes délivrés sur le sol français par des
établissements de l'Eglise. Ce qui revient non seulement à casser le
monopole des diplômes qu'avait l'Etat depuis 1880, mais aussi
l'esprit de l'article 2 de la loi de 1905.

Jusqu'ici, les établissements catholiques privés pouvaient parfaitement
préparer des élèves au bac, mais ceux-ci devaient passer leur diplôme avec
tous les autres. Petite astuce connue des professeurs : de nombreux
établissements privés choisissent de ne présenter que les meilleurs élèves
sous leurs couleurs et d'envoyer les autres en candidats libres pour
améliorer leur score de réussite au bac. Appâtés par des pourcentages
tournant autour de 100 %, de plus en plus de parents se tournent vers ces
établissements au détriment de l'école publique.

Le gouvernement fait tout pour encourager ce choix : démantèlement de la
carte scolaire, baisse du nombre de professeurs dans le public... Le plan
banlieue est à sec, mais on racle les fonds de tiroirs pour financer - sur
fonds publics - l'ouverture de 50 classes privées catholiques dans les
quartiers populaires. Un grand lycée Jean-Paul-II est sur les rails. Un
collège tenu par l'Opus Dei est déjà sous contrat.

Il ne manquait plus que ça : la fin du diplôme d'Etat... Justement au
moment où l'Etat annonce vouloir supprimer les IUFM, brader les concours,
et remplacer leur formation par un master que pourrait préparer n'importe
quel établissement privé. Comme ça, en plus de délivrer le baccalauréat, le
Vatican pourra ouvrir des masters destinés directement aux futurs enseignants.

Un comité 1905 vient de porter plainte devant le Conseil d'Etat. S'il
n'obtient pas gain de cause, le prêtre aura le champ libre pour reprendre
la main sur l'instituteur.

Caroline Fourest
Article paru dans l'édition du 02.05.09

dimanche 3 mai 2009

article du monde du 2 Mai : Les collectifs parents-enseignants, nouveau cadre pour la protestation

Les collectifs parents-enseignants, nouveau cadre pour la protestation
LE MONDE | 02.05.09 | 14h44  


"Attention école en danger". Des parents et des enseignants ont défilé, vendredi 1er mai, sous cette bannière. Apparus à l'automne 2008, ces collectifs d'un nouveau genre, créés pour s'opposer aux réformes de l'école, montent en puissance. Tout l'hiver, ils ont organisé des manifestations très locales, avant de se chercher une visibilité plus nationale.
Difficile pour l'heure de quantifier ces regroupements : "On voit des personnes un jour qui disparaissent le lendemain. Puis des nouveaux arrivent", explique Isabelle Campanella, enseignante en lettres et membre du collectif de Lyon. Si l'on se réfère aux traces Internet, 40 000 pages Web leur sont consacrées, 20 000 mails ont été envoyés à l'adresse nationale (agnationale@yahoo.fr) et 35 départements ont tenté de fédérer leurs forces lors de plusieurs rendez-vous nationaux.
Ces tentatives viennent d'aboutir à un regroupement en coordination nationale, dont la quatrième rencontre aura lieu le 13 juin à Toulouse. Mercredi 29 avril, certains de ses représentants étaient présents à l'assemblée générale de la coordination nationale des universités avec, comme mandat, de créer un mouvement de citoyens qui défende l'éducation, de la maternelle au supérieur.
Né autour des réformes du premier degré, le mouvement recrute aujourd'hui bien plus large. "Au départ, des enseignants nous ont conviés à une réunion d'information sur les nouveautés mises en place dans les écoles primaires. Là, des parents ont décidé de dire "non" aux réformes et puis d'autres se sont rallié des collèges ou lycées voisins", rappelle Bruno-ez-Zafir, un parent d'élève de Villefranche-sur-Saône.
DÉFENSE DES ÉLÈVES ÉTRANGERS
Au fil des actions, les collectifs constitués sur une école, un quartier ou une ville, se sont rapprochés de ceux des communes voisines, avant de donner naissance à un mouvement départemental. Partout, les scénarios ont été assez voisins. Un site national fédère à présent les échanges.
Ces groupes comptent évidemment des professionnels de la lutte, qui rêvent du grand soir. A Quétigny (Côtes-d'Or), Alexandre Vanesse ne cache pas ses années à la Ligue communiste révolutionnaire. Pas plus que Benoît Guerrée de Béziers (Hérault) ne tait son militantisme à la Confédération nationale du travail (CNT), un référent en matière d'anarcho-syndicalisme.
Mais le mouvement parents-élèves dépasse ces mouvances, comme l'analyse Marie-Laure Basilien, maître de conférence en droit public à l'université Paris-III. Cette nouvelle forme de mobilisation a commencé à émerger autour de la défense des élèves étrangers. "Il n'y a pas d'adhésion, rien à payer et chacun s'engage en tant que personne sur les combats qui le motive, en fonction de ses disponibilités, note la chercheuse. En arrière-plan, ces collectifs se construisent sur un désir de justice sociale et répondent à leur manière à cette grande inquiétude sur le monde que nous allons laisser à nos enfants."
Ces combats, aux yeux des militants, ne cadrent ni avec les revendications catégorielles des syndicats, ni avec celles des fédérations de parents. Quel avenir auront ces collectifs ? "C'est notre grande interrogation. Nous savons que nous ne gagnerons pas cette fois, mais il faudra désormais compter avec nous", prévient Claire Mervant, de Sète (Hérault). Contrairement aux coordinations qui s'évaporaient à la fin d'un mouvement, celles-ci font du temps leur allié.
Maryline Baumard

http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/05/02/les-collectifs-parents-enseignants-nouveau-cadre-pour-la-protestation_1188028_3224.html